Nathalie chante pour sa grand-mère avant de commencer l’interview (Tellement j’ai d’amour pour toi, Céline Dion)
« Toi mon premier sourire
Mon premier souvenir
Toi qui m’a vu grandir
Mes bras sont bien trop courts
Tellement j’ai d’amour pour toi…»
Carmen : Mwin la toujours aimé la chanson, écouter Nathalie, Bourvil, « La Tendresse », La chante Céline Dion. J’ai les deux de filles Nathalie le chante pour mwin. Moi quand j’étais plus jeune mwin té sa la maison des seniors pour écoute chanter.
Nathalie : Bon souvenir, en fin de compte, à chaque fois mémé, elle i aime la musique, i aime quand on chante pour elle. Chaque fois elle i demande « allez chante un petit morceau pour moi ». Et en plus elle i veut un morceau que tu ne connais pas. On veut faire plaisir mais des fois c’est compliqué. L’anecdote c’est de chanter pour mémé.
Carmen : Je m’appelle Carmen Charlotte et je suis née le 17 octobre 1932.
Nathalie : Nathalie, je suis mariée avec M. Vellaye, j’ai 2 enfants. Une fille de 19 ans et une de 15 ans. J’ai 44 ans.
Carmen : Moi la vue la guerre et cyclone 48. N’avait point rien. Il fallait faire la queue près de la boutique le soir pour gaigne un petit morceau de toile, le lendemain matin. J’avais à peine 10 ans, même pas.
C’était terrible. On dirait na jamais avoir d’autres cyclone aussi fort que 48. Navé des trous partout où sa de l’eau la traversé. Dans notre cour, nous la toujours habite la. C’est pas de bons souvenirs, mais c’est comme ça.
Nathalie : Je ne pense pas que j’ai eu la même enfance que ma grand-mère. Je ne sais pas elle n’a pas trop parlé de son enfance. Je pense que c’était beaucoup de travail parce que les enfants, avant, ils avaient beaucoup de tâches pas comme maintenant. Les enfants, on les laisse un petit peu vivre. Mais avant il y avait beaucoup de tâche dans la maison ou aller chercher de l’eau, aller faire ci, contrairement à moi ou mes enfants. On n’a pas eu la même enfance.
Carmen : Moi l’avait point de maman. Elle est décédé à 38 ans. Et moi la grandit avec mon papa. Moi l’avait point 15 ans, il fallait faire la petite maman. Prévoir le manger, le linge et tout. Longtemps, il fallait aller chercher l’eau loin, au canal, la fontaine. Maintenant tout est dans la maison. Mon papa lété charron li té arrange charrette dans les années 50.
Nathalie : Pour moi ce n’est pas plus facile d’élever un enfant aujourd’hui qu’à l’époque. C’est aussi difficile car on essaye de trouver une façon de faire qui soit un peu plus douce qu’auparavant. Car avant c’était plus, c’est comme ça, ce n’est pas autrement. On n’avait pas le choix. Maintenant, moi j’essaye de trouver un manière de dialoguer, de communiquer pour faire passer les messages, les valeurs…
Carmen : Le jour que moi la eu le premier bébé, la joie, la maternité Sainte-Marie. Mais tout c’est pareil, le 1er, le 2ème, le 3ème c’est la même joie. Quand na un, na 2, na 3 plus content encore. Ça grandit la famille. C’est un plaisir. C’est la joie de voir les enfants, les petits enfants, surtout les 7 arrières-petits-enfants.
Nathalie : Mémé c’est une personne qui est très dynamique, pleine de vie. Toujours en train de rigoler, c’est quelqu’un de toujours très bienveillant. Elle a toujours été très gentille avec nous avec ses enfants. Par contre au niveau l’éducation, band’na té quand même très strict. Pépé ek mémé té laiss pa nou fé nimporte kwé. Aujourd’hui, les hommes ont une place différente dans le foyer. Zot i participe plus, i fai cuit mangé , i aide pou les marmailles , i aide dans la caze.
Carmen : C’est très bien l’homme i aide, i participe, i fait toute. Longtemps le mari était obligé de lever pour travailler, aller loin. Mon mari té sa va travailler à vélo au Port. Té gagne pas change couche le soir, lété fatigué.
Nathalie : Je pense que l’éducation doit être la même que ça soit fille ou garçon. Mi trouve navé une différence dans l’éducation fille garçon. Mon frère té souvent dehors alors que moin mi té plutôt la caze. Li té plus libre. Sa mi té compren pa poukwé mais bon c’était comme ça.
Carmen : J’aimais bien tricoter et broder. C’est des petits souvenirs. Les femmes lé toujours coquettes. Parce que moi mwin lavé point de maman mais mi aimait avoir une belle robe, bien habillé. Les chapeaux. Ma grand-mère aimait les chapeaux. C’est ça lé différent longtemps les veilles dames lété toujours en chapeaux.
Nathalie : La vie lontan lété pa facile quand band’na i raconte. A moin personnellement mi té ve être indépendante, mi té ve avoir un travail, mi té ve avoir un bon mari, des enfants. M’avait point de grand rêve. Mi té ve juste être heureuse simplement.
Carmen : On dirait tout le monde de mon âge a travaillé dur depuis étant petit. Travailler travailler… En ce moment les jeunes y fait un petit peu de sport. A part ça c’est le téléphone. Les enfants sont plutôt dans la chambre toujours avec le téléphone. Tout le monde i monte i descend avec le téléphone. (rire).
Nathalie : Lé important pou moin que marmailles i cose aussi créole. C’est zot l’identité. Mi pense que pou être à l’aise en français , i faut déjà que zot lé à l’aise avec zot langue créole. Nous nou la décide cose créole depuis l’enfance. Nous la di a nou que zot va apprendre le français à l’école. Aujourd’hui , mi trouve que zot lé aussi à l’aise dans la langue française que dans la langue créole. Pou moin c’est un vrai plus.
Carmen : Tout i aime bien La Réunion, pour le volcan. Toujours parler de la Réunion, tout le monde lé content quand i sortent les autres pays. Je suis fière d’être réunionnaise. Ça s’est sûr. Il y a le soleil, le beau temps, letchis. J’aime le letchi.
Nathalie : Mwin mi fé plein de chose, mi aime danser, mi aime chanter mi aime coudre, les vêtements, les accessoires. Mi aime bien tout ce qui est créatif. Créer des choses. Quand on crée quelque chose, c’est tellement satisfaisant de voir ce qu’on a fait. Moi je suis quelqu’un de positif. Qui va de l’avant. Je cherche toujours le positif dans le négatif. Dès qu’il y arrive un truc de négatif, je vais me dire pourquoi ? Il y a quoi de positif là dedans, je garde jamais le négatif sinon on n’avance pas.
Carmen : La vieille, la vieille, la vieille elle fait de son mieux. La pas connu grand chose. Ma vie était un petit peu bizarre, un peu moyen. Avec des hauts et des bas, avec le chômage, il fallait avoir à manger mais la réussie quand-même les enfants (rire).
Ce site a été financé par l’Union Européenne dans le cadre du programme FEDER-FSE+ Réunion dont l’Autorité de gestion est la Région Réunion. L’Europe s’engage à La Réunion avec le fonds FEDER
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Une réponse
Bonjour
La vie d’avant et d’aujourd’hui à bien été décrite par Carmen ma maman et Nathalie ma niece. Moi en tant que fille je n’avais presque pas le droit le sortir. Jai appris à Positiver dans tout même dans le négatif comme disait Nathalie.
Bonne continuation